Quand le capital se joue du travail

24 décembre 2013

1. Chronique d'un désastre permanent

Ainsi que je l'ai écrit sur la quatrième de couverture de l'ouvrage "Quand le capital se joue du travail" (Editions Paroles Vives, 2012) :

"Ce jeu, qui anime désormais le monde dans sa totalité, est d'abord placé sous le contrôle de la finance internationale.
C'est à elle de déterminer, à partir d'une comptabilité qui est sienne, les schémas moteurs qui imprimeront à la main-d'oeuvre la meilleure façon de se faire exploiter et de vivre la vie qui s'y conjoint, jusqu'à ce qu'il devienne nécessaire d'aller faire la guerre ou de la subir pour permettre aux dominants la destruction de ce que le capitalisme ne peut plus voir que comme des êtres superflus : il y va, pour ces dominants, de la survie des jouissances multiples qui font le sel de la position qu'ils ont acquise.
Voilà bien la leçon qui se dégage de l'Histoire de l'Europe au moins depuis trois siècles.
Or, compte tenu de la déshérence actuelle des populations au travail ou en chômage, cette leçon laisse craindre qu'il faille prochainement renouer avec le pire."

Michel J. Cuny

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28 décembre 2013

2. La fleur au fusil

Depuis qu'elle a assailli la Libye (2011), la France a manifestement repris goût à la guerre : c'est comme si elle en était à jouer sa première carte dans un contexte nouveau... Ou la dernière d'un contexte ancien.

Ce contexte est cependant toujours le même : il s'agit de l'impérialisme.

Depuis 1789, la bourgeoisie française a donné à notre pays le goût de la guerre impérialiste : il s'agissait alors de porter, par la force et hors de nos frontières, la liberté d'entreprendre, c'est-à-dire la mobilisation de l'appropriation privée des moyens de production en arrachant la terre à la propriété féodale, et à l'ensemble idéologique qui avait réussi, jusque-là, à en couvrir les pires exactions.

Le principal promoteur de cette vaste entreprise de mise à mort de la monarchie de droit divin, Voltaire, aura été un bon prophète : c'est ce qui lui vaut d'avoir atteint le Panthéon dès 1791, et de trôner régulièrement aujourd'hui sur les pages de couverture des magazines les plus en vue et les mieux notés.

Voilà un criminel de guerre qui ne doit pas faire défaut dans la panoplie intellectuelle et morale des jeunes gens de France. Pour sa part, l'Education Nationale y veille comme sur la prunelle de ses yeux.

Pour atteindre ce grand homme dans les pages 416 et 417 de "Quand le capital se joue du travail - Chronique d'une désastre permanent", Paroles Vives 2012, cliquez sur Extrait_416_417

Michel J. Cuny

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07 janvier 2014

3. Du droit de propriété au droit de vie et de mort

Voltaire a été le principal promoteur des idées de John Locke en France, et notamment en ce qui concerne le droit de propriété, dont il importe de mesurer en quoi, dès l'abord, il se présente, chez cet auteur, sous la forme de la guerre...

Visant à donner toute sa force à ce que, donc, il appelle le "droit de propriété", John Locke se saisit de cette première occurrence d'un système de domination qui n'est plus celui de l'esclavage : le rapport salarial.

S'agissant d'initier la pratique qui nous intéresse ici, il faut tout d'abord trouver un personnage un peu particulier : un chômeur démuni de toute réelle perspective de travail. Dans un système de domination par les propriétaires des moyens de production, il lui reste toujours une solution, pour peu qu'il soit dans un état physique satisfaisant : faire la guerre pour leur compte. Or, en effet, et comme nous le savons tous : les tout premiers salariés ont été les titulaires de cette "solde" qui fait le "soldat".

C'est sur fond de ce métier de tueur que John Locke a choisi de présenter le paradoxe du droit de propriété...

Pour découvrir le joli document qu'il consacre à cette merveilleuse chose, voir les pages 393 et 394 de "Quand le capital se joue du travail - Chronique d'un désastre permanent" en cliquant ici : Extrait_393_394

(Pour atteindre la page de couverture de ce livre de 477 pages, c'est ici : couverture)

 

 

 

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09 janvier 2014

4. Questions de pourcentages...

Les guerres ont, entre autres mérites, de faire monter la rémunération des placements internationaux, et ceci plus spécialement du côté des pays perdants. Pour illustrer ce propos, consultons Voltaire, qui écrit  le 26 mai 1758 à la duchesse de Saxe-Gotha qui se trouve justement, à ce moment-là, du côté des... perdants, et qui ne paraît plus avoir de ressources que dans l'emprunt auprès des Genevois, par exemple :

"Pour donner, Madame, un plus plein éclaircissement de la manière dont les Genevois placent leur argent, je ferai d'abord observer que dès qu'il y a un emprunt ouvert en rentes viagères en France, les pères de famille y placent leur bien, soit sur leur tête, soit sur celle de leurs enfants. Quand il n'y a point de tels emprunts ils prêtent à Paris à terme à la caisse des fermiers généraux du royaume et retirent actuellement six pour cent de leur argent. Mais à la paix ils n'en retireront que cinq."

Voilà pourquoi, Voltaire, qui est un peu le concurrent des Genevois, ne peut que se réjouir des guerres du royaume de France : c'est un pour cent de plus.

Que ne ferait-on pas pour "jouir" de ce pour-cent de plus ?

Pour prendre connaissance du système de jouissance de la finance internationale, et du point d'appui que lui a donné, il y a tout juste trois siècles aujourd'hui (1714), Bernard Mandeville, le grand auteur de prédilection du futur patriarche de Ferney, on pourra se reporter aux pages 428 et 429 de "Quand le capital se joue du travail".

C'est ici : Extrait_428_429

Michel J. Cuny

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10 janvier 2014

5. Les buts de guerre des Etats-Unis en 1914

Face à un conflit qui, dès 1913, se présentait comme inéluctable, et face aux conséquences économiques qu'il ne manquerait pas d'avoir sur les grands équilibres de la finance internationale, la question s'est posée, pour les Etats-Unis, d'adapter leur système bancaire au nouveau rôle qu'ils allaient pouvoir tenir, en particulier relativement à ce maître du monde qu'était le réseau financier britannique...

Voici, selon l'historien Georges-Henri Soutou, comment se présentait alors la hiérarchie établie par l'Histoire entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis :

"Le commerce extérieur américain avec les différentes parties du monde était en effet largement financé par la place de Londres."

Georges-Henri Soutou poursuit :

"Pour l'industriel américain exportateur, le système présentait l'avantage de l'assurer d'un paiement immédiat - ce qui est le but classique de l'escompte - mais surtout de le dispenser d'enquêter sur la solvabilité de son client étranger : ce travail était effectué par les banques anglaises ; celles-ci, avec leurs 2000 succursales dans le monde, étaient en effet de loin les mieux outillées pour ce genre d'enquêtes."

Finance internationale, avons-vous écrit... Voici ce que le même historien rapporte des contacts pris par le banquier Warburg, chargé de définir les statuts de la future Federal Reserve :

"Il sollicita (...) les avis du grand financier germano-anglais Sir Ernest Cassel, de Helfrich (Deutsche Bank), du baron de Neuflize, d'Emile Ullmann (Comptoir national d'escompte), à Paris, d'Edouard Noetzlin (Paribas), de Kundert, président de la Banque nationale suisse, de Joel (Banca Commerciale de Milan), de son frère Max Warburg, du banquier londonien Samuel Montagu, de Rosselli (Crédit Lyonnais), de Lord Revelstoke (Baring Brothers)."

Voilà donc comment, par-delà les frontières et des gouvernements qui vont faire s'affronter les peuples pour des millions de morts et des dizaines de millions de blessés, la finance internationale - c'est-à-dire la console de commande des richesses économiques représentatives de la propriété privée des moyens de production et d'échange accumulés au fur et à mesure de l'histoire de l'humanité - s'organise.

Pour quelques éléments supplémentaires, consulter les pages 88 et 89 de "Quand le capital se joue du travail" que voici : Extrait_88_89

Michel J. Cuny

 

16 novembre 2014

6. Le livre "Quand le capital se joue du travail - Chronique d'un désastre permanent"

1 - 1ère de Couv

 

 

478 pages, cousu, 29 euros.

Première partie : En marche vers le travail souverain? (1943-1947)

Deuxième partie : Entre U.S.A. et U.R.S.S. (1917-1945)

Troisième partie : Le lasso du plan Marshall

Quatrième partie : Staline accusé sans preuves (Hannah Arendt)

Cinquième partie : Une autre hiérarchie raciale (Hannah Arendt)

Sixième partie : Les à-peu-près d'un prix Nobel d'économie

Septième partie : Petite histoire de la propriété

 

Pour atteindre la page de commande et de paiement,

c'est ici.

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