Depuis qu'elle a assailli la Libye (2011), la France a manifestement repris goût à la guerre : c'est comme si elle en était à jouer sa première carte dans un contexte nouveau... Ou la dernière d'un contexte ancien.

Ce contexte est cependant toujours le même : il s'agit de l'impérialisme.

Depuis 1789, la bourgeoisie française a donné à notre pays le goût de la guerre impérialiste : il s'agissait alors de porter, par la force et hors de nos frontières, la liberté d'entreprendre, c'est-à-dire la mobilisation de l'appropriation privée des moyens de production en arrachant la terre à la propriété féodale, et à l'ensemble idéologique qui avait réussi, jusque-là, à en couvrir les pires exactions.

Le principal promoteur de cette vaste entreprise de mise à mort de la monarchie de droit divin, Voltaire, aura été un bon prophète : c'est ce qui lui vaut d'avoir atteint le Panthéon dès 1791, et de trôner régulièrement aujourd'hui sur les pages de couverture des magazines les plus en vue et les mieux notés.

Voilà un criminel de guerre qui ne doit pas faire défaut dans la panoplie intellectuelle et morale des jeunes gens de France. Pour sa part, l'Education Nationale y veille comme sur la prunelle de ses yeux.

Pour atteindre ce grand homme dans les pages 416 et 417 de "Quand le capital se joue du travail - Chronique d'une désastre permanent", Paroles Vives 2012, cliquez sur Extrait_416_417

Michel J. Cuny